» C’est la nature extraordinaire et les femmes de ce village qui m’ont amenées ici » me partage Francesca. Elle s’est installée avec son mari Bouba en Casamance, dans le village très pauvre des grands-parents de celui-ci, le long du fleuve.
Ils ont fondé Casabio, une ferme pédagogique et un écolodge pour accompagner les habitants à entreprendre, valoriser les trésors du territoire comme les cajous ou les mangues et sortir de la pauvreté. Leur combat est l’autonomie alimentaire : Casabio est né d’un conteneur récupéré pour être transformé en séchoir à fruits. Découvrez ce projet magnifique, pensé intégré et adapté aux besoins du village.
J’ai passé deux jours magnifiques avec eux,
Bonne écoute & Longue vie à CasaBio pour que des 100 aines d’autres fleurissent au Sénégal et en Afrique.
Dans le bouillonnement du retour de pêche sur le port de Joal Fadiouth au Sénégal où les jeunes reviennent avec peu de poissons et beaucoup de déchets dans leurs filets, je vais à la rencontre d’un ancien pirate pour le respect des accords commerciaux sur la pêche: Karim Sall a cofondé l’Aire Marine Protégée et me confie son combat pour la jeunesse, la mangrove & l’océan !
Bonne écoute
Pour découvrir les actions de son association AGIRE en image et les autres rencontres : http://www.khamai.fr
Découvrons Beer Sheba, un éden de 100 000 arbres né du rêve de deux pasteurs sur un terrain désertique il y a 25 ans, au Sénégal. C’est aujourd’hui une ferme école qui produit sans exploiter dans une alliance inspirante entre l’agroécologie & la foi. Eric Toumieux nous invite à sortir de chez nous, partir à l’aventure pour devenir plus humain : Bonne écoute .
Traversons les montagnes de l’Atlas sur la route des caravaniers, dans le ksar (village) d’Ait Ben Haddou pour rejoindre Loubna Mouna. Elle a retrouvé ses origines et recréé le lien entre les habitants pour développer ce territoire vers un tourisme plus durable au Maroc. Avec Hicham Guenoun et leur association We Speak Citizen ils accompagnent des tiers-lieux d’innovation sociale et ont fondé une Maison de l’Oralité à Ait Ben Haddou (Ouarzazate) pour valoriser le patrimoine rural. Bonne écoute
Immergez vous dans cet écrin de permaculture au Maroc à côté de Rabat : créé sur une colline désertique il y a plus de 20 ans, la coopérative « Les Jardins de Zineb » emploie et profite à 14 familles rurales locales en appliquant les principes de la permaculture. « Nous développons l’autonomie tout en restant interdépendants : nous avons commencé par planter des arbres […] ». Bonne écoute
Créé à partir d’une colline désertique il y a plus de 20 ans -la coopérative « Les Jardins de Zineb » emploie et profite à 16 personnes représentant 14 familles rurales locales en appliquant les principes de la permaculture : développer l’autonomie tout en restant interdépendant. 🌴A la base il y a toujours l’arbre : Planter des arbres autochtones qui répondent aux conditions écologiques locales 💧Penser écosystème : Recycler toute l’eau du jardin, Construire des micro barrages durables ☀️ Innover : Les ombrières, petits parasols tressés ont permis de diminuer l’irrigation de 50% 👩🌾 Tester, se tromper, recommencer
Une création artistique sous la forme de récit immersif en musique, en image et ces Voix d’Ailleurs rencontrées en Afrique
Accompagnée par le multi-instrumentiste Jérémy Nattagh,
La promesse
1H de récit immersif qui embarque dans le voyage et la rencontre de semeurs de possible en Afrique J’ai tissé des textes, sons, images et interviews de femmes et hommes rencontrés dans leur association ou territoire au Maroc et Sénégal: Un message d’espoir et des solutions pour (re)créer notre lien avec la terre 🌱💧
« Un récit poignant et tellement actuel avec des paysages sublimes sur grand écran et en musique. J’ai eu la joie d’en monter le son » Jérémy Nattagh
« Merci Sophie pour ce magnifique voyage que tu nous as offert. J’ai découvert de magnifiques personnes et de très beaux paysages. J’ai changé d’univers sans bouger de ma chaise en t’écoutant ouvrir ton coeur et partagé ce que tu as vécu, découvert, appris, reçu, apporté. J’ai découvert des projets simplement humains et immensément créateurs de beauté, de joie, de lien, de sens, de mieux. J’ai découvert tes talents de conteuse et de narratrice, ta plume sobre, profonde et poétique qui m’a profondément touchée. » Gwenola Bliek – consultante en Leadership Ethique
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4 Octobre 2024 Festival Chemins de Travers Rouen
25 Mars 2023 Festival On The Green Road Lyon
Extrait :
« La Vie nous a donné rendez-vous à cet instant précis, dans notre temps et notre espace. Il s’agit d’ouvrir les oreilles et écouter, fermer les yeux et regarder, se pencher sur le sol et ressentir.
Ressentir où poser le prochain pas, sans savoir la destination : Le plus important est de savoir d’où l’on vient et pourquoi on marche. Parfois même nous ne savons pas et c’est juste comme c’est là, maintenant. »
Ces mots que je vous lis sont extraits de mes carnets de voyage, écrits dans un bus, un taxi, au bord de la mer, un gîte de montagne, au Maroc, France, Sénégal, en Guinée – Bissau. »
Pendant que le Sénégal accueille le 9ème Forum Mondial de l’Eau à Dakar, le Maroc vit sa plus grande sécheresse depuis près de 40 ans, exceptionnelle par « son intensité, son ampleur et sa durée » (Article). Sécheresse, climat, accès à l’eau, alimentation, tout est lié. Des études de vulnérabilité récentes estiment que le changement climatique va faire baisser d’au moins 30% les ressources en eau et le rendement agricole2 du Maroc d’ici à 2050. Ces constats renforcent l’importance des mesures d’atténuation et d’adaptation au dérèglement climatique.
Pourtant aucune mesure significative des plans d’investissements nationaux, ne concerne l’agroécologie et la permaculture, alors que la rareté de l’eau dépend principalement des modes d’irrigations et des méthodes de cultures.
La rareté de l’eau est « profondément liée à la façon dont cette ressource est utilisée pour l’irrigation, consommant environ 80% de l’eau du Maroc chaque année ».
Amal Ennabih, chercheuse s’exprimant pour l’Institut marocain d’analyse des politiques (Mipa) Article
C’est la raison pour laquelle je valorise ici le lien entre eau – agriculture et climat à travers le partage de la rencontre avec Zineb Benrahmoune Idrissi, personnalité reconnue qui à fait connaitre, et forme à la permaculture au Maroc.
« L’agroécologie peut nous sauver »
Marc Dufumier, enseignant chercheur émérite à AgroParisTech, militant pour l’agroécologie et auteur de nombreux livres de vulgarisation
Les projets permacoles et agroécologiques retiennent l’eau, nourrissent les sols, créent de l’emploi et respectent le Vivant sous toutes ses formes. Souvent considéré comme un marché de niche, de nombreux scientifiques ont démontré les rendements de la filière pour une transition progressive vers un modèle durable. Lire l’article du Monde lors du Salon de l’Agriculture 2022 « L’agroécologie n’est pas une réponse uniquement écologique mais aussi économique »
Créer de l’humus pour un sol vivant
L’étymologie grecque de Khamaï est la même que Humus, Humain et Humilité
Au début de mon parcours Khamaï au Maroc j’ai eu la grande joie de découvrir « Le Jardins de Zineb » près de Rabat.
Zineb Benrahmoune Idrissi a installé son Jardin dans la région de Shoul: forestière de carrière, elle a quitté son métier pour se consacrer entièrement à son projet, dans un mode de vie holistique. Cette femme ancrée est très inspirante: J’ai vécu avec Zineb un bel échange, une connexion au premier regard. J’ai beaucoup appris et j’ai été complètement ressourcée par ce lieu (un podcast de la rencontre à venir).
« La permaculture c’est l’autonomie en restant interdépendants »
Zineb Benhamoune Idrissi
Il y a 25 ans, Zineb achetait un terrain en pente désertique; aujourd’hui c’est un jardin de permaculture qui fait vivre 14 familles rurales avec une 50aine de paniers livrés chaque semaine à Rabat.
Du mode de production et de commercialisation au mode de gouvernance des employés et de leur famille, Zineb est complétement ancrée à la terre. Nous avons fait ensemble une « offrande à la terre » en semant des graines destinées à être fauchées pour nourrir le sol. Par ce lien sacré, nourrir la terre permet que l’humus transmette tout son potentiel nutritif aux céréales et légumes qui poussent dans le sol. Zineb pratique la permaculture, la biodynamie, la préservation et la réintroduction de semences anciennes et oubliées et l’entrepreneuriat social et solidaire.
« L’agriculture devrait être la première activité de santé. Le paysan doit précéder le médecin »
Pierre Rabhi
L’enjeu de l’eau 💦 est très présent sur cette terre aride et l’adaptation est constante pour l’économiser:
🌳🌲🌴🌵 A la base il y a toujours l’arbre Planter des arbres autochtones qui répondent aux conditions écologiques locales et permettent de stabiliser le sol et retenir l’eau. 💧 Penser écosystème Le Jardin de Zineb est quasi-autonome avec le recyclage de toute son eau et la construction de micro-barrages pour acheminer un peu d’eau de la rivière sur le terrain en goutte à goutte sans perturber son cours naturel. 💪 Innover, Tester, se tromper, recommencer Par exemple les ombrieres, ces petits parasols tressès ont permis de diminuer l’irrigation à 50%
Le premier principe de permaculture est d’observer de manière consciente l’écosystème
Pour respecter les Accord de Paris et développer une meilleure résilience au dérèglement climatique, des mesures d’adaptation et d’atténuation sont nécessaires partout dans le monde. Les mesures d’atténuation dans le secteur agricole proposées par les CDN2 au Maroc prévoient de renforcer les programmes oléicoles, de plantation d’arbres fruitiers, palmiers dattiers, cactus, arganiers, ainsi que le couvert végétal; Le Plan Climat 2030 lui soutient « un secteur agricole durable et résilient par l’agriculture biologique et de conservation*« . Les mesures d’adaptation au changement climatique ont quand à elles été longtemps retardées (4% seulement des fonds climatiques reçus par le Maroc entre 2013-20163) et le Plan National d’Adaptation doit développer des projets plus percutants et inclusifs.
L’agroécologie et permaculture sont absentes des mesures prioritaires de ces plans d’investissement alors qu’elles représentent une solution concrète pour une meilleure résilience au dérèglement climatique.
* L’agriculture de conservation signifie l’abandon du labour, la couverture permanente du sol, les rotations culturales adaptées, mais maintien le recours aux pesticides de synthèse et herbicides.
Découvrez le Jardin de Zineb « Et la Planète vous dit Chukran »
Documentaire « Et la Planète vous dit Chukran » réalisé pour la COP22 à Marrakech – Immersion dans le Jardin de Zineb
Sources: 1 selon l’Observatoire national d’études et recherches sur les risques (ONERR) 2 Contribution Déterminées au Niveau National actualisées pour le Maroc, Juin 2021 (www.environnement.gov.ma) Moroccan Updated NDC 2021 Plan Climat National À horizon 2030 3 2ème Rapport Biennal Actualisé dans le Cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le changement climatique – Mai 2019 – Secrétariat d’état auprès du Ministre de l’Energie, des Mines et du Développement Durable, Chargé du Développement Durable
J’ai rencontré Abdou Karim Sall lors de ma première visite terrain dans la mangrove du Sénégal en 2018 avec Kinomé. Son engagement, son énergie incroyable, son ouverture de cœur et sa simplicité m’avaient beaucoup touchée. Il s’engage quotidiennement, avec les moyens dont il dispose localement, pour déployer des projets de protection du littoral et de sensibilisation à la biodiversité marine. Tel un colibri il fait sa part et engage la jeunesse de son quartier avec lui.
Quelle joie de le retrouver au Congrès Mondial de la Nature à Marseille en Septembre 2021. Depuis quelques mois, Karim a créé son association – A.G.I.R.E. L’une des activités de l’association est l’intervention en école primaire pour éduquer à la protection de la Mangrove.
Au Congrès Mondial de l’IUCN à Marseille – Sept 2021
Retour d’expérience de cette journée de Mars 2018 dans la mangrove au Sénégal qui avait semé une graine en moi… et qui fait que KHAMAÏ naît aujourd’hui.
Avec le Collectif 5 Deltas nous avions visité des zones de reboisement de palétuviers réalisés par les communautés de citoyens qui se mobilisent chaque année pour replanter des parcelles de mangrove détruites (coupes pour bois de chauffe notamment).
L’ Aire marine protégée créée et gérée par Karim et les jeunes de Joal-Palmarin vise à protéger le littoral de la pêche industrielle et/ou illégale. Lors de notre visite, sur la pirogue, nous avions surpris des pêcheurs Gambiens (en photo ci-dessus) venant lancer des filets illégalement à l’eau. Interpellation en direct, rappel des règles de l’Aire Marine Protégée: après quelques échanges animés, ils quittent la zone. Cet intermède montre le besoin d’équipements de l’AMP, en matériel et humain, pour organiser des tournées en mer, et renforcer la surveillance effectuée par les autorités locales.
Pour en savoir plus: 👇 Interview en mer avec Karim pour le film « Odyssée des pêcheurs Sénégalais ».